Distinction / prix


Palmarès du Concours d'écriture 2021/2022 de l'IUT Lyon 1

Le 24 mars 2022, le jury du concours d'écriture de l'IUT Lyon 1 a établi son palmarès.

Que la littérature permette de s’amuser, de s’engager ou de conjurer le mal-être et l’angoisse,
elle démontre sa place au cœur de nos vies.
 

Le palmarès est le suivant      :

 
Pour la catégorie Nouvelle :
1er prix ex-aequo :
   - Portraits de Normandie de Jeanne Dubuis, Département GMP, site Villeurbanne Gratte-Ciel
   - French Dream de Cécile Brotons, Département GMP, site Villeurbanne Gratte-Ciel

Pour la catégorie Poésie :
1er Prix :
   - Mille fils de Leeloo Marmain, Département Chimie, Site Villeurbanne Doua

2ème prix ex-aequo :
   - Le Bracelet d’Emma Bernardot, Département TC-SI, Site Villeurbanne Gratte-Ciel
   - Ma Christine d’Aurore Vialatte, Département GMP, Site Villeurbanne Gratte-Ciel


Les lauréates ont remporté des cartes cadeaux Decitre (100 ou 50€), des livres, des goodies de l’IUT et les recueils des textes des lauréat.es des éditions précédentes.

L’édition 2021/2022 du Concours d’Ecriture de l’IUT Lyon 1, après deux éditions décalées dans le temps en raison de la situation sanitaire, a de nouveau eu lieu de novembre à mars. Nous avons demandé à nos cinq lauréates et aux participant.es de nous livrer leurs ressentis sur ce concours.
 

Vous inspirez-vous de l’actualité pour écrire ? Vous inspirez-vous de votre vécu personnel ou celui de votre entourage pour écrire ?

Ce qui inspire nos lauréates comme nos participant.es est divers et varié. Il peut s’agir en effet de l’actualité comme nous l’a affirmé Cécile Brotons : « Oui, je m'inspire de l'actualité et des situations quotidiennes que j'observe. Que ce soit chez des proches ou dans la société. » D’autres vont s’inspirer de leur vécu personnel ou celui de leur entourage. Marie, une des participantes, du Département Génie Biologique (site de Bourg en Bresse), nous a déclaré : « Je m'inspire pour ma part de mon vécu personnel pour écrire. » C’est aussi le cas de Jeanne Dubuis : « Je me sers plutôt de mes émotions et de mon vécu que j'applique à différents personnages. » Pour Leeloo Marmain : « C'est très variable, mais j'aime surtout me concentrer sur ce que je peux transmettre à travers mes mots avant de me focaliser sur le fond de mes écrits. » Pour Jeanne l’une des participantes, du Département Génie Bio (Site Villeurbanne Doua), ce qui compte c’est : « Le monde qui m’entoure a certes un impact important sur mon imagination mais ce n’est pas ma source d’inspiration première. J’aime mettre sur papier mes valeurs et mes rêves. »
 

Écrivez-vous régulièrement ?

Le manque de temps a pu empêcher d’écrire mais le concours peut inciter et encourager à le faire. Ainsi, Aurore Vialatte nous a répondu : « Avant de participer au concours non mais aujourd'hui je me suis fixée un défi d'écrire au moins un texte par an. » D’autres au contraire, écrivent régulièrement y compris dans les transports en commun. Voici ce que nous a répondu Jeanne Dubuis : « J'écris majoritairement durant mes trajets de train, deux fois par semaine. » Il y a aussi ce besoin d’écrire dès qu’une idée d’écriture vient à l’esprit de nos auteur.es. Emma Bernardot nous a répondu en ce sens : « Oui, j’écris assez régulièrement que ce soit le soir, dans le métro le matin ou dès que quelque chose me trotte dans la tête. » C’est également le cas de Melvin, l’un des participants, du département Informatique (Site Villeurbanne Doua), : « J’écris quand l’occasion se présente, ce sont souvent de courts instants où les idées me viennent à l’esprit… »
 

Est-ce que c’était la première fois que vous écrivez ?
Qu’aimez-vous dans le fait d’écrire ? Inventer un univers imaginaire ? Partager votre point de vue sur le monde ? Raconter vos sentiments et émotions ?

Nous avons demandé à nos cinq lauréates ce qu’elles appréciaient dans le fait d’écrire et si elles aimaient inventer un univers imaginaire, raconter leurs sentiments et émotions.

Cécile Brotons aime : « … principalement partager un point de vue sur le monde et coucher sur papier mes idées. Coucher sur papier mes idées m'aide à les mettre en ordre et me sert d'exutoire. »

Emma Bernardot nous a répondu : « Ce que j’aime dans le fait d’écrire c’est la sensation que ça procure et le rendu final... ». De plus elle considère que : « C’est une très bonne manière de partager son point de vue sur le monde. L’écriture est un art subjectif, à travers une phrase il peut y avoir plusieurs sens perçus, cela permet l’ouverture d’esprit du lecteur tout autant que la clairvoyance de l’auteur sur ce qu’il écrit. »
    
Quand à Jeanne Dubuis, elle laisse parler son imagination : « J'aime pouvoir mélanger des souvenirs avec des émotions et du fictif, sans avoir de limites. J'aime inventer un univers, des paysages, des particularités à des personnages. Surtout, j'adore essayer de trouver le bon mot pour décrire les émotions ou l'aspect physique, en se rapprochant de la poésie. »
 
Leeloo Marmain apprécie l’écriture dans son ensemble : « J'aime tout dans l'écriture. Au début, je voulais surtout partager des histoires et des mondes aux autres, pour faire rêver comme on m'a fait rêver à travers mes lectures, petite. Aujourd'hui, j'ai aussi envie de partager des émotions aux gens, de leur partager mon point de vue et de m'engager pour ce qui me tient à cœur à travers mes écrits. »

Enfin, Aurore Vialatte nous a affirmé que l’écriture : « C'est un moyen de s'exprimer comme la musique ou le dessin. Quand j'ai fait lire les textes à ma famille j'ai tout de suite compris que je fais passer un message, d'où l'importance des mots à employer. »
 

Pourquoi avez-vous choisi d’écrire pour faire l’éloge d’un objet ?

Nous avons demandé à Emma Bernardot et Aurore Vialatte pourquoi elles ont choisi d’écrire des textes ayant pour sujet un objet : pour une un bracelet et pour l’autre une voiture, la Ford Mustang. Voici leurs réponses.

Emma Bernardot : « J’ai choisi de faire l’éloge d’un bracelet car c’est un objet symbolique pour moi. Tout le monde ne le voit que comme un bracelet, mais il a une histoire, il me rappelle des souvenirs. C’est un bracelet qui existe vraiment. Écrire sur cet objet est un moyen de le mettre en vie pour écrire ce qu’il représente pour moi à travers une image abstraite.
Au collège j’avais lu un livre de poème exclusivement sur des objets du quotidien. J’avais beaucoup aimé la manière dont un simple objet comme une cagette de fruits était capable de représenter beaucoup plus en le mettant en forme avec des mots.
»

Aurore Vialatte : « Un jour en discutant avec un passionné de Ford Mustang il m'a demandé quel a été mon déclencheur, étant moi-même passionné d'automobile avec une admiration pour les Ford Mustang. Ce jour-là je n'ai pas su lui répondre. Aujourd'hui avec cette éloge c'est ma manière d'y répondre. »
 

Votre nouvelle ressemble à un polar ? Comment est né cette idée ? Aimez-vous ce genre littéraire ?

Nous avons demandé à Jeanne Dubuis pourquoi sa nouvelle ressemblait à un polar et si elle aimait ce genre. Voici sa réponse : « Ma nouvelle a un fil conducteur qui lui permet de ne pas être que de simples portraits. Je voulais construire une histoire à travers ces trois descriptions. J'aime beaucoup ce genre littéraire car on comprend au fur et à mesure de l'histoire des éléments que l'on avait depuis le début. »
 

Qu’est-ce qui vous a décidé à participer ?

Ce qui a décidé nos lauréates et les autres participant.es à s’inscrire au concours d’écriture de l’IUT Lyon 1 c’est parfois l’envie de se lancer un défi, se tester. C’est ce que nous a affirmé Cécile Brotons : « Ayant un petit peu de temps libre et aimant bien écrire, il m'a paru naturel de participer à ce concours. C'était aussi pour moi une sorte de défi personnel et pour voir si mes textes valaient quelque chose ! » La réponse de Rufin, l’un de nos participants, du Département Informatique (Site de Villeurbanne Doua), est aussi dans ce sens : « Ce qui m'a donné envie de participer était l'envie de me tester… »

D’autres ont participé pour savoir la valeur de leurs textes et connaître leur niveau d’écriture. C’est le cas de Jeanne Dubuis : « Un écrit dont j'étais fière et que j'avais envie de partager. J'avais aussi envie de passer le pas pour être lue, avoir des retours, et ainsi me rendre compte de mon "niveau". » C’est également le cas de Melvin, un des participants du Département Informatique (Site de Villeurbanne Doua), qui voulait savoir si son texte faisait sens : « Je me suis dit que c’était l’occasion de participer pour une première fois et de livrer mon texte à d’autres personnes ; un test pour voir si ce que j’écris porte un certain sens et s’il plait aux autres… »
 

Pourquoi avez-vous choisi d’écrire dans la catégorie pour laquelle vous avez candidaté ? Et si vous participez l’année prochaine, écrirez-vous dans la même catégorie ou une autre ?

La plupart de nos étudiant.es ont choisi la catégorie dans laquelle ils ont candidaté par attrait pour cette catégorie. C’est le cas de Cécile Brotons : « J'ai choisi la nouvelle de par son côté percutant et j'aime beaucoup les histoires à chute ainsi que la capacité de l'écrivain de nouvelle à faire vivre et interagir des personnages en quelques pages. C'est très intéressant et c'est un exercice plus difficile qu'il n'y paraît. » C’est également le cas d’Emma Bernardot : « J’ai décidé de candidater dans la section poésie parce que c’est le genre de texte que j’écris en général. C’est un style d’écriture assez libre où j’aime le fait de faire des rimes. C’est un texte qui visuellement est joli à regarder de par les vers et beau à lire... »

Certains participant.es ont choisi la catégorie dans laquelle ils ou elles étaient à l’aise pour écrire. C’est le cas de Marie, une des participantes du Département Génie Biologique (Site de Bourg en Bresse), : « J'ai choisi ces catégories car c'est celles où je n'avais pas besoin de réfléchir pour formuler mes phrases. Toutes venaient à moi naturellement. Oui l'année prochaine, je prendrais les mêmes. » Melvin, un de nos participants du Département Informatique (Site Villeurbanne Doua), nous a affirmé la même chose : « La catégorie poésie car c’est là où je me sens le plus à l’aise et où j’ai l’habitude d’écrire… »

C’est donc naturellement que ces candidat.es réécriront dans les mêmes catégories l’année prochaine mais d’autres envisagent de candidater dans une catégorie supplémentaire. C’est le cas de Jeanne Dubuis : « … Si je participe de nouveau l'année prochaine, je crois que j'essayerai une poésie, en plus d'une nouvelle. » Leeloo Marmain pense faire pareil : « Mais je pense que si je participe l'an prochain, j'essaierais de soumettre un poème et une nouvelle car j'adore inventer des histoires. »
 
Photos - Palmarès du Concours d'écriture 2021/2022 de l'IUT Lyon 1
Photos - Palmarès du Concours d'écriture 2021/2022 de l'IUT Lyon 1 - Photos - Palmarès du Concours d'écriture 2021/2022 de l'IUT Lyon 1

 

Du côté du jury :


Le jury a aimé les textes de cette année. Jocelyne Debouté, enseignante du Département Informatique en Techniques d’Expression et de Communication, à l’IUT Lyon 1-Site Villeurbanne Doua pense que « de nombreux textes sont de bonne facture cette année. »

Les thématiques ont un peu changé par rapport aux autres années comme nous le souligne Valérie Bonche, enseignante du Département GMP en Techniques d’Expression et de Communication, à l’IUT Lyon 1-Site Villeurbanne Gratte-Ciel : « Alors que les années précédentes, les textes fantastiques étaient fréquents, cette année on assiste à un retour du réel : les objets (Ma Christine, Le Bracelet), les relations interpersonnelles (le constat du chemin à parcourir dans Il ne s’est rien passé ; l’espoir de la tolérance dans Joyeux anniversaire), la vie étudiante (Une petite pensée). »

Cela a été une belle surprise pour Aurélie Olivesi, enseignante du Département Informatique en Techniques d’Expression et de Communication, à l’IUT Lyon 1-Site Villeurbanne Doua, d’avoir des textes sur des objets : « Vous noterez que j’aime bien les poésies qui parlent d’objets… »

Au niveau des catégories, la poésie a été le genre le plus mis en avant. C’est ce qu’a relevé Valérie Bonche : « Cette année confirme une tendance déjà présente lors des précédentes éditions : il y a beaucoup de textes poétiques. D’ailleurs, certains textes identifiés comme du discours ou de la nouvelle relèvent d’une prose poétique. »

Nous pouvons conclure ce ressenti par les mots de Valérie Bonche : « Que la littérature permette de s’amuser, de s’engager ou de conjurer le mal-être et l’angoisse, elle démontre sa place au cœur de nos vies. »

Que cette sublime phrase vous permette de méditer et vous incite à participer à la prochaine édition du Concours d’Écriture de l’IUT Lyon1.
 

Bravo et merci à tous les candidat.es !


En espérant que cet article et toutes ces très belles remarques de nos étudiant.es  vous ont plu et vous inciteront à participer dès octobre 2022 à la prochaine édition du Concours d’Écriture de l’IUT Lyon 1.
Publié le 13 mai 2022